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Le milieu physique de la la ville

Posté le 12 septembre 2010 dans Figuig infos par atmane

Relief et hydrographie :
Les montagnes forment une barrière continue autour de l’oasis coupée uniquement par les cols. En faisant le tour de ces montagnes en allant de l’ouest vers l’est passant par le Nord, puis de l’Est vers l’Ouest passant par le sud : Jbel Gmez (1410 m), Jbel Haimer (1170 m), Tachroumt, Zrigat Abdelkader (1000 m), Jbel Sidi Youssef (1062 m), Jbel Taghla (1115 m), Jbel Zénaga (1047 m), Jbel Melias (1265 m).
Les cols qui traversent ces montagnes sont :
– Taniet El Baida : entre Grouz et Haimer.
– Taniet Zénaga : entre Haimer et Tachroumt.
– Taghla : entre Zénaga et Moujahidine.
– Melias : entre Melias et Grouz.


Les montagnes constituent la «ceinture de sécurité » de Figuig qui l’abritait des ennemis de l’abrite encore des méfaits climatiques du grand désert. Elle constitue par ses roches perméables un réservoir d’eau important non encore exploité.
Ces remparts naturels délimitent un cirque de 40 km² de surface environ, divisé en deux parties :
La partie haute se trouve à environ 900m d’altitude abrite 6 Ksours : Abidet, Oudaghir, Ouled Slimane, El Maiz, Hammam Foukani, Hammam Tahtani.
La partie basse se trouve à environ 870m d’altitude abrite un seul Ksar, le plus important : Zénaga.
L’Oasis de Figuig est entourée de crêtes calcaro-dolomitiques jurassique des montagnes plissées atlasiques qui dominent les dépressions. Ces crêtes allongées et dont l’altitude relative ne dépasse pas quelques centaines de mètres se relaient autour de l’Oasis dont l’accès est largement facilité par les nombreuses cluses constituant les larges cols (fej, ifjij) qui lui auraient même donné son nom.

Les matériaux de comblement de la dépression sont relativement anciens, ce qui traduit une mise en place sous des conditions beaucoup plus humides et agressives. Les processus de transport actuellement actifs sont peu signifiants dans ce contexte. Ces dépôts n’ont rien à voir avec les petites incisions qui existent sur leur surface, à l’exception toutefois du grand oued  » Ighzer Amekrane  » qui traverse une bonne partie des jardins de la bordure sud-ouest de Zénaga, où il continue à faire parfois des ravages en sapant les berges et inondant les champs. De même, la topographie ne permet pas un ruissellement dangereux. Les pentes sont très faibles, et seul l’oued Ibouchliqen alimenté par les versants raides du Jbel El Himer causait autrefois des dégâts dans le qsar Zénaga qu’il traverse. La construction d’une digue pour détournement vers l’oued Amekrane avait résolu le problème depuis quelques décennies. Cependant le régime torrentiel de certaines pluies occasionnelles peut encore constituer une menace potentielle latente. Quant à l’oued Zousfana, qui est la plus grande artère hydrographique à l’échelle régionale, ne constitue aucun danger pour les qsour et les palmeraies qui les abritent malgré l’importance de ses crues, et ce à cause de son passage à proximité et de son encaissement considérable. Ses dégâts sont limités dans la vallée.

Climat, végétation, sols et écoulements:

En dehors de quelques vestiges témoins d’une forêt relique de thuya difficilement conservés sur les plus hauts sommets, la végétation naturelle est composée d’une steppe aride à éléments xérophiles et dégradée. Cependant, ce paysage de climat habituellement sec (128 mm de précipitations moyennes annuelles) peut être trompeur par la forte irrégularité: il peut varier vers une verdure saisonnière exceptionnelle éclipsant la tendance générale vers une désertification accentuée.

Les températures fraîches l’hiver (3° à 5°C en moyennes minimales pour la période décembre-février) deviennent nettement élevées en été (42° à 41°C pour les moyennes maximales de juillet-août).

Dans de telles conditions bioclimatiques défavorables à l’activité pédogénique, seuls les sols maigres prédominent malgré l’importance des formations superficielles et leur stabilité relative. Les sols sont en réalité des apports alluviaux plus ou moins fins enrichis par les pratiques culturales, surtout d’irrigation. Ils sont en fait issus de l’épierrage et de l’enrichissement des formations superficielles limono-argileuses par le recyclage perpétuel des déchets organiques tant animaux qu’humains. C’est là une pratique courante et issue d’une longue expérience ancestrale. Cependant, des sols très fertiles tapissent le fond de certaines aires de décantation telles que les maâder fonctionnels, tandis que d’anciens lacs de désorganisation hydrographique montrent un héritage paléoclimatique caractérisé par une sursaturation des eaux ruisselantes en carbonates poudreux et travertineux. Les sols de la palmeraie souffrent d’épuisement et d’usage empirique d’engrais, en l’absence d’encadrement scientifique expérimental.

Les écoulements des eaux superficielles sont surtout sporadiques mais parfois d’une violence désastreuse. L’oued Zousfana, principal affluent de la Saoura contourne l’oasis avec son débit faible, irrégulier mais exclusivement pérenne dans ce secteur. Il est bordé de palmeraies discontinues, autrefois exubérantes et travaillées par les qsouriens de Figuig. Actuellement en grande partie, passées de l’autre côté de la frontière, elles sévissent une mort certaine par abandon forcé, sinon par incendies criminels ou encore par des crues dévastatrices.

Ressources en eau:
Les ressources en eau intensivement exploitées à Figuig sont souterraines par excellence. Elles jaillissent en sources ou encore elles sont forcément drainées en surface par des réseaux de foggaras régulièrement entretenus. Cette exploitation totalise un débit moyen de 200 litres/seconde irrigant les 650 hectares de jardins. Des compléments sont précieusement recherchés par pompage dans les puits tout en augmentant les risques de salinisation et de stérilisation des sols déjà souffrants.
Actuellement on assiste à une extension apparemment  » contrôlée  » du périmètre irrigué par le biais d’allocation de terres collectives à des particuliers et à des coopératives dont le nombre ne cesse d’accroître. Mais il paraît que le pompage prévu pour cette extension en cours n’est pas sans danger.Il semble surdimensionné par rapport aux ressources en eau disponibles L’épanouissement de ce processus peut même compromettre l’avenir de l’existant. Telles sont les premières présomptions, en l’absence d’une étude minutieuse des potentialités réelles des ressources en eau locales.
‘‘Figuig est certainement née de ses sources’. Les pluies maigres et les cours d’eau temporaires ne peuvent guère garantir la suivie des habitants qui s’y sont sédentarisés.
Elle est irriguée par une vingtaine de sources dont sept sont les plus importantes. La plus importante de toutes est Ain Tzadert, pas uniquement pour son débit mais surtout pour son histoire. Elle était la cause de nombreuses guerres et combats sanglants.
Vu l’importance de l’eau dans cette zone presque désertique, les Figuiguiens ont inventé un système de mesure très développé. Ingénieux et Unique en son genre.
L’unité de mesure est la Kharrouba. Elle se base sur le temps et non pas sur le volume d’eau. L’eau des sources est distribuée selon une rugueur et un contrôle permanent grâce à un réseau très complexe de canalisations souterraines « les Fouggarats ». et apparentes. ‘les séguias ». Les canalisations sont rendues étanches selon des techniques locales jugées fort ingénieuses.

 

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